L'univers de l'art du toucher est éclairé par le savoir d'une artiste qui, entre don et technique, cherche un appui dans ses propres forces.
fouille l'argile tel un besoin primitif élémentaire, s'aidant à rendre vifs les objets qu'elle tourne.
Ce qui fascine l'artiste, dans le tournage, c'est la transposition d'un moment fugitif constant, celui qui garde la magie destinée à rendre la pièce immortelle.
Céline Cassiède
Chaque objet est gravé dans
un langage céramique,
composant ainsi des rytmes lents ou saccadés, alternant des cadences fortes avec des mouvements fins.
Céline Cassiède s'applique à garantir l'intensité du trait, la vibration du grès, l'empreinte, en fonction de la plasticité; use de la qualité formelle pouvant susciter quelque chose de singulièrement aérien.
L'artiste par son esprit de recherche, fait montre de pureté dans sa ligne la plus fondamentale, celle qui rend possible l'ordre merveilleux des choses.
La céramiste privilégie les effets de contrastes , creuse des rythmes qui retiennent l'émail.
Deux lignes parallèles murmurent l'émergence de la nouveauté, animent les aretes, érodent les rugosités tout en accentuant la sensibilité du ralenti.
Céline Cassiède , sans jamais séparer la forme du sens, ni le geste de la terre, stratifie ses propres pigments.
Les tons, évoluant autour des formes spiralées, nourissent des lumières...
La touche , posée en un mouvement déterminé, est la trace qui témoigne de la spontaneité du geste, celui de l'artisane du beau rendant perceptible ce qui ne l'est pas.
